Une projection Grandeur Nature, c’est avant tout une expérience sensorielle : Nous déplaçons des films de la salle de cinéma vers un écrin de nature, du canapé vers une clairière. Là, le ciel étoilé du cinéma se prolonge au-delà de l’écran, le vent dans les cheveux du héros vient caresser nos visages, les bruissements de la forêt alentour se fondent dans ceux du film.
Le film quitte la salle. Il s’installe dans une clairière. Le vent dans les cheveux du héros vient caresser vos visages. Les bruissements de la forêt se fondent dans ceux du film. Le ciel étoilé se prolonge bien au-delà de l’écran. Le cinéma, vécu autrement — dans le paysage, dans la présence des autres, dans le silence du soir.
Depuis 2004, dans les vallées du Queyras, le festival Grandeur Nature a bâti sa programmation autour d’une conviction : il ne s’agit pas de proposer des films sur la Nature, mais des films qui interrogent notre place d’humains sur la planète. En six éditions alpines, ce sont des œuvres venues de France, d’Irak, du Congo, du Kazakhstan, de Mongolie, du Népal, de Chine et d’ailleurs qui ont illuminé ces montagnes.
Aujourd’hui, le festival a pris racine au pied du Ventoux, dans la vallée du Toulourenc. Les paysages changent — des sommets aux clairières, des marmottes aux cigales — mais l’essentiel demeure. Chaque été, à la tombée de la nuit, des lieux choisis avec soin se transforment en salles de cinéma à ciel ouvert, au cœur des villages, au plus proche des habitants.
La programmation reflète cette ambition : documentaires éclairant les grands enjeux contemporains, films d’artistes aux esthétiques singulières, longs-métrages d’animation pour petits et grands. Des œuvres exigeantes et accessibles, qui offrent ces moments de contemplation et de questionnement essentiels — d’autant plus forts qu’ils sont vécus collectivement, en plein air, dans un paysage qui leur répond.
Notre horizon s’élargit d’année en année. Toutes les vallées du monde se déversent dans le Toulourenc, rappelant que ces enjeux — climatiques, humains, universels — nous concernent tous. Un seul principe ne changera jamais : Grandeur Nature n’est pas un festival compétitif. Les enjeux sont trop importants pour y mettre de la rivalité. C’est avant tout un moment d’échange, de partage et d’émerveillement.
Que ce soit des documentaires nous éclairant sur les grands enjeux contemporains, des films d’artistes plus exigeants aux esthétiques différentes, des long-métrages d’animation pour petits et grands, tous nous offrent ces moments de contemplation et de questionnement essentiels. Ils résonnent d’autant plus fort qu’ils sont partagés collectivement au milieu d’un magnifique paysage.
Bien que déjà très conscients et engagés sur les enjeux climatiques, cette sélection de longs-métrages était très axée sur l’émerveillement et la contemplation des espaces naturels ; ils trouvaient un écho très fort au sein de l’écrin montagneux du Queyras. En s’implantant au pied du Ventoux dans la vallée du Toulourenc, les paysages et le public changent.


